Ovni cinématographique, John dies at the end est un film de Don Coscarelli sorti en juillet 2014 directement en DVD. Néophyte complète de Don Coscarelli, je ne savais absolument pas à quoi m’attendre quand j’ai lancé ce film sur Netflix. Si vous aimez les films déjantés, loufoques mais avant tout le savant mélange d’humour et d’horreur, John Dies at the End vaut certainement le coup d’oeil.

John dies at the end, le film qui allie humour et horreur

Je n’avais pas bien compris où je mettais les pieds quand j’ai visionné John Dies at the End. Il m’a fallu plusieurs minutes pour me remettre du ressenti « what the fuck » des premiers instants… et surtout d’essayer de comprendre la trame narrative.

Dans ce joyeux bordel, je crois avoir jeté l’éponge à l’apparition du monstre en viande surgelée. Quand je dis « jeter l’éponge », il ne s’agit pas d’arrêter de regarder le film ! Que nenni, mais plutôt de me laisser porter par l’histoire sans chercher à comprendre l’intrigue et au déroulement global de ce film qui est un gros noeud de n’importe quoi. Sans se prendre une seconde au sérieux, le film nous parachute dans un univers entre Evil Dead et Tucker and Dale fightent le mal.

Après Pyramid Head, Turkey Head, le monstre de viande surgelée

Après Pyramid Head, Turkey Head, le monstre de viande surgelée

Démons et monstres invoqués par le pouvoir de la Soy Sauce

Adapté d’une nouvelle de David Wong, John Dies at the End, est l’histoire de deux grands ados (on ne va pas aller jusqu’à dire adultes) qui ne font pas grand chose de leur vie. Mais ça, c’était jusqu’au jour où ils ont eu à faire à une drogue sur puissante, la « soy sauce » (ou en français, la sauce soja). Les portes de mondes parallèles s’ouvrent devant eux, laissant échapper démons et monstres en tout genre.

Entre moustaches volantes belliqueuses, poignée de porte… disons membrée, médium de pacotille, monstre de viande et communication post-mortem grâce à un hot dog, John Dies at the end n’aura de cesse de vous surprendre, personnellement dans le bon sens du terme.

Critiques acerbes pour John Dies at the End

Après quelques petites pérégrinations sur internet pour en savoir un peu plus sur cet extra terrestre du cinéma, j’ai découvert pas mal de détracteurs du film, des grands amateurs de Don Coscarelli (connu pour sa série de films Phantasm, ainsi que Bubba Ho-Tep), qui n’auraient pas retrouvé leur maître dans cette adaptation.

Pour la newbie de Don Coscarelli que je suis, je dois dire que je suis plus qu’intriguée par le reste de la cinématographie du monsieur. Loin de m’en dégouter, j’ai très envie de découvrir ce qui est reconnu comme étant bien meilleur que John Dies at the End. J’ai adoré les effets spéciaux parfois très home made à la limite du carton pâte qui se marie pour moi à la perfection avec l’ambiance du film. Avec un budget ridiculement petit de 300 000 dollars je suis même surprise qu’ils aient réussi à faire ce film.

Rendez-vous dans un resto chinois avec une piquouze de Soy Sauce, logique.

Rendez-vous dans un resto chinois après un shoot de Soy Sauce, logique.

Le cul entre deux steacks, un avis en demie teinte

Même si j’ai beaucoup aimé la fraîcheur de John dies at the end, je dois dire que je ne l’ai pas trouvé exceptionnel. Je lui ai trouvé pas mal de lacunes, notamment scénaristiques, quelques décrochages bien dommage qui m’ont parfois fait perdre l’intérêt du film.

Certes, le parti pris du grand n’importe quoi est tenu, mais parfois on frôle le brouillon et le flou qui laisse le spectateur plus que perplexe devant la suite des événements. Ceci étant dit, c’est le principal et peut-être l’unique reproche que j’ai à faire à John dies at the end, qui m’a quand même valu quelques bons éclats de rire.

De manière générale, j’ai quand même passé un très bon moment ce qui m’a largement suffit à laisser de côté les approximations scénaristiques. Il aurait pu être mieux ficelé, mais ça reste tout de même du grand n’importe quoi de talent.

En bref, critique de John dies at the end

Un film singulier qu’il ne faut pas manquer, pour les amateurs du genre loufoque, drôle et horrifique. Un mélange qui n’est possiblement pas pour tout le monde et qui pourtant donne une grande bouffée d’air frais. Les acteurs portent très bien leur personnages, on appréciera les clins d’oeil à la culture populaire. Un bon moment à vivre en DVD ou sur Netflix.

 

John dies at the end
Réalisateur : Don Coscasrelli
Acteurs : Chase Williamson, Rob Mayes, Paul Giamatti
Sortie : juillet 2014 (en DVD)

John dies at the end, l'ovni signé Coscarelli [critique]
Une petite bombe dans le monde des films pourris. Volontairement complètement décadent et délirant, impossible de passer à côté !
Beauté du scénario
Magie des effets spéciaux
Tête(s) d'affiche
What the fuk
Yeah
  • Le scénario complètement taré
  • Les effets spéciaux carton pâte
  • Le téléphone hot dog
Pfff
  • Parfois un peu brouillon
  • Déjà fini ?
4.7Note Finale
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