Quand une crevasse déchire la surface de la Terre, elle engouffre tout sur son passage et San Andreas avec. Tout… pas vraiment, Dwayne Johnson lui ne s’appelle pas The Rock sans raison ! Le Bruce Willis à la sauce WWE craque les manches de son t-shirt pour sauver sa famille et péril. Le Monde lui, il peut aller se faire voir.

Catastrophe sur catastrophe, ce n’est pas le roulement des pales de l’hélico de The Rock qui a causé les épisodes apocalyptiques de l’ouverture de la faille de San Andreas, ni le tsunami qui a suivi… En revanche, Dwayne a envoyé paître son ex-femme au tout début du film, quand tout allait encore bien… Si le battement d’ailes d’un papillon peut causer un ouragan, il suffit de regarder San Andreas pour se mettre dans la peau du scénariste imaginant l’effet d’un haussement de voix de Dwayne Jonhson. Sauve qui peut !

La catastrophe naturelle, le ciment du couple

Entre deux sprints, Dwayne et son ex chère et tendre s’adonnent à la thérapie de couple. Recollons les morceaux quand tout part à volo en allant secourir fillette perdue au beau milieu d’une ville sans dessus dessous.

Il faut avouer qu’il y a du pain sur la planche avec un background psychologique aussi développé que dans San Andreas. Suite à la noyade de leur deuxième fille (que Dwayne n’a pu sauver, BOUH NULLOS), le couple n’a pas survécu. Madame a refait sa vie avec un riche trou du cul, lâche et égoïste.

"Bon Dwayne, tu bouge ton tas de muscles pour sauver le monde, je vais pas rester avec Monsieur Trou Du'c tout le film". Analyse sémiologique.

« Bon Dwayne, tu bouges ton tas de muscles ici, je vais pas rester avec Monsieur Trou Du’c tout le film ».

Note pour les scénaristes : les personnages tout noir ou tout blanc c’est un peu surfait quand même. Les nuances de gris sont pourtant à la mode…

Rassurez-vous, il ne faudra pas grand chose pour arranger cette tragédie familiale ! Comme quoi, un tsunami ça peut être chouette, pas vrai ? Il ne faudra pas plus d’une séance psy « hélico », « voiture » puis « bateau à moteur », pour remettre les choses à leur place et le héros bodybuildé au premier rang.

Teenage survivor, finger in the nose

Après s’être retrouvée prise au piège dans une voiture, fillette s’en sort in extremis grâce à l’ingéniosité de Monsieur-tout-le-monde. Il est prêt à risquer sa vie (et celle de son petit frère) pour les beaux yeux de la donzelle, avec qui il n’avait échangé qu’une poignée de mots plus tôt.

Note pour moi-même : le coup de foudre, le vrai, c’est filer dans le parking sous terrain d’un gratte ciel qui s’effondre pour sauver quelqu’un qui s’y trouve « peut-être ».

San Andreas coule sous le ridicule

Où est Leonardo  ?

Heureusement pour ce trio de choc que rien n’arrête, Fillette (Blake) à la chance d’avoir Dwayne Jonhson pour père. Il semble donc naturel que Mc Gyver et James Bond soient ses parrains ! Et le hasard fait bien les choses quand il faut construire de bric et de broc un téléphone pour joindre papounet qui parcourt les airs à sa recherche.

Etrangement pratique, lors du plus gros séisme de tous les temps, le téléphone fonctionne du premier coup. Blake  a tout juste le temps de faire un récap’ de la situation à papa et maman avant que la ligne ne se coupe.

Note pour Blake, Monsieur-Tout-Le-Monde et le gamin : jouer à la loterie dès que les boutiques auront rouvert.

Il y a quelque chose de pourri à San Andreas

Non, rien de rien, je ne vous spolierai rien. Ou si peu.

Car franchement, il suffit de regarder l’affiche et le casting (le synopsis aussi, pour les plus braves d’entre vous), pour savoir d’avance le moindre rebondissement du film. Hautement comique à l’insu de son plein grès. Vous avez bien compris le sous texte : ridicule. San Andreas est un florilège de clichés et d’invraisemblances.

SUSPENS ! VA-T-IL SAUVER SA DERNIERE FILLE ?

SUSPENS ! Va-t-il sauver sa deuxième et dernière fille ?

Voilà ce qui arrive quand on claque toute sa tune dans les effets spéciaux et qu’on n’a plus rien pour le scénario. On en arrive à survivre à une énorme vague de tsunami en zodiac. Oui oui, sans aucun doute la meilleure scène du film, à pleurer de rire.

San Adreas (2015)
Durée : 1h54
Réalisateur : Brad Peyton
Casting : Dwayne Johnson, Carla Gugino, Alexandra Dadario

San Andreas : C’est à pic, c’est The Rock, c’est un tsunami ! [critique]
Chevauchage de tsunami en zodiac, exhibition de biceps et demoiselle en détresse : tout y est sauf la petit étincelle.
Beauté du scénario
Dialogues d'enfer
Héros super puissant
Ridicule de situation
What The Fuck
2.8Note Finale
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