Se tromper de route peut s’avérer fatal… c’est certainement un des lieux communs de bien des films d’horreur. Exit 14 (comme son nom l’indique) ne manque pas à l’appel… Un groupe de springbreakers vont retrouver leur amis. Paumés, ils prennent la sortie 14 pour essayer de récupérer le bon chemin.

Il s’arrêtent dans une station service miteuse et rencontre Roy le tenancier du lieu. Stéréotype du pauvre type de la cambrousse qui ne voit jamais personne, Roy s’occupe de nos jeunes en détresse qui après leur pause Mappy finissent par tomber en panne et se faire secourir par le bonhomme.

Exit 14 sort ses plus beaux clichés

Pour essayer de comprendre comment Exit 14 a pu voir le jour, j’ai tenté de me mettre dans la peau de ce sombre inconnu qu’est Joe Salcedo, le réalisateur.

Nous aussi, par le scénario...

Nous aussi, par le scénario…

A priori, ce film d’horreur est son premier film en tant que réalisateur et pourtant, il a oeuvré dans le milieu du cinéma. Il va lui falloir encore beaucoup d’essais avant d’arriver à quelque chose de potable !

Les oeuvres des autres réalisateurs avec qui il a travaillé ont dû lui faire de l’oeil. S’ils ont pu s’en tirer, alors pourquoi pas lui !

Pour cela, reprenons donc les ingrédients magiques d’un film d’horreur :

  • les personnages : une bimbo, une gentille fille en couple avec un garçon pas si clean que ça, un pote qui ne sert pas à grand chose et un type bizarre qui traînait par là
  • l’intrigue : une panne de voiture, un réseau téléphonique HS, une maison hanté, quelques fantômes, un peu de supernaturel et du folklore local
  • le déroulement : chacun pour soit c’est vachement mieux, des morts, du sang, des disparitions…
exit 14 medaillon maudit

Le médaillon de l’enfer ! Maman ne t’a jamais dit de ne rien accepter des inconnus ?

Exit 14 reprend tous ses ingrédients et les associe de manière tout à fait fortuite. Les événements s’enchaînent sans fil conducteur ni explication : ils arrivent, c’est tout. C’en est tellement déconcertant que ça en devient particulièrement drôle.

Sur la route du nanar en puissance

J’avoue avoir beaucoup ri pendant le visionnage de ce film qui recèle de pépites toutes plus hallucinantes les unes que les autres. Exit 14 c’est 1h30 d’absurdité pathétique et de mauvaise mise en scène. J’adore les très très mauvais films comme celui-ci. Je suis toujours ébahie de constater que malgré tout ils arrivent à se faire distribuer (d’une manière ou d’une autre).

exit 14 effet speciaux carton pate

Après 4 reprises, il parvient enfin à arracher le maquillage !

Il n’y a rien de bon dans ce film. L’affiche n’a rien à voir avec le scénario, les intrigues ne sont jamais résolues, les raccords sont plus que mauvais et surtout on ne comprend rien du début à la fin, ce qui en fait un joyau à l’état brut !

Exit 14 : la critique flash

Un film que j’ai adoré détester et qui restera sûrement dans mon esprit pendant longtemps. Il ne mérite certainement pas le palmarès du nanar cinématographique, mais il se défend.

exit 14 adolescent film horreur maison hantee

Clairvoyant, non ?

Je vous promets : des faux raccords de dingues, des « what the fuck » scénaristiques à vous en couper le souffle, une ambiance sonore à vous faire grincer des tympans et une bataille finale de malade ! Exit 14, c’est assumer perdre 1h30 de votre vie pour voir un véritable navet.

 

Exit 14
Sortie : 2016
Réalisateur : Joe Salcedo
Casting : Laura Flannery, Ashton Leigh, Anthony Del Negro
Durée : 1h30

Exit 14 : mauvaise sortie, direction l'enfer [critique]
Quand tout déconne, du scénario aux effets spéciaux en passant par les acteurs, on s'attend à un grand moment de cinéma !
Beauté du scénario
Magie des effets spéciaux
Jeu d'acteur pourri
What the fuck
Yeah :
  • Scénario incompréhensible
  • Acteurs minables
  • Scènes d'anthologie
Pfff :
  • Presque trop court
4.0Note Finale
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