Une blonde peroxydée, un maître Splinter en herbe et un quatuor de lycéens malsains se promènent dans les bois. Bon, ok, ce n’est pas tout à fait ça, mais le scénario de Final Girl n’en est pas loin. En réalité, Veronica n’est pas la lycéenne solitaire qu’elle prétend être, dès sa plus tendre enfance, elle est entraînée pour devenir une tueuse professionnelle. Quant à notre quatuor, ils ont un passe temps assez particulier : la chasse à l’homme (plutôt la femme), mais Veronica risque bien d’être leur dernière proie.

Hallali d’un film d’horreur à l’agonie

Pas besoin d’avoir fait Saint Cyr pour se rendre compte que ce film a tout d’un film amateur (si on met de côté les têtes d’affiche), et pour cause, c’est le premier rejeton de Tyler Shields (qui était jusque là, un parfait inconnu pour moi). Le scénario est mal construit, le film lent et convenu. Et je ne parle même pas de la photographie qui me dilate encore les pupilles.

Mais revenons à nos moutons. Final Girl patauge dans un marécage de flash backs mal agencés censés nous éclairer sur la situation de base… Franchement, ils embourbent bien plus le spectateur qu’autre chose. Une bonne grosse moitié du film est consacrée à l’entraînement ridicule de notre Nikita bas de gamme pour son test final (qui l’eût cru, il y a un examen pour ça !).

Le hasard faisant bien les choses, il s’avère que la ville semble être un véritable berceau à psychopathes. Veronica n’aura donc pas à aller bien loin pour faire face à sa mission si ce n’est se transformer en la proie parfaite, draguouiller le taré en sirotant un milkshake au diner du coin. En tenue de soirée, bien sûr. Puis, enfin le film passe la seconde. Nos psycho-Beatles en costard embarquent la jeune Veronica pour une chasse à l’homme en pleine forêt dont elle est censé être la proie.

Critique Final Girl film pourri

Attends, c’est ça l’histoire ?

Quand sonne le glas du scenar

Si jusque là, l’ensemble vous semblait plus ou moins cohérent, c’est là où le bât blesse et où l’horreur meurt. La disparition de jeunes femmes n’inquiète personne. D’ailleurs il n’est jamais mention d’enquête à ce sujet. Absence totale de police. Et encore moins d’intervention divine d’un quelconque suspens ou frisson. Il faudrait être bien optimiste pour ne pas flairer le film pourri !

Quatre adolescents dans la même classe qui se font la malle à pas d’heure pour se retrouver dans la forêt buter une fille… tout à fait probable. Personne ne pose de questions, ni la petite amie, ni la famille, ni d’autres amis. Ce sont décidément les circonstances parfaites pour chasser de la minette à coup de hache.

La forêt fait enfin son entrée dans le film. Ouf, on n’en pouvait plus. Et nos espérances de voir le déroulement de ce film d’horreur prendre un tournant un peu plus mouvementé se réveillent. Tout espoir est vain quand les bois sombres se révèlent aussi lumineux qu’une enseigne néon. Il faudrait au minimum 3 pleines lunes pour avoir autant de lumière à différents endroits. Ceci dit, 3 lunes expliquerait peut-être aussi la concentration de psychopathes au kilomètre carré. Malheureusement, le film ne se réveille pas pour autant, et la mise en scène plus que chaotique bascule le tout dans une léthargie profonde. Et nous avec.

Critique film horreur pourri final girl

Une fille, une hache, un film.

Il y a quelque chose de pourri dans Final Girl : la dernière proie

Bien loin du genre horreur qu’il vise pourtant de l’affiche au trailer, jusqu’à la couleur rouge profond de la robe de Veronica, Final Girl ne nous en donne pas pour notre argent. Au passage, on applaudira – ou non – le très subtil choix de couleurs du noir intense de la tueuse professionnelle (côté sombre de la force) au rouge sang de la robe finale qui promet un final sang. Comme toutes les promesses de Final Girl, celle-ci non plus ne sera pas tenue.

Si tout suinte l’amateurisme, Final Girl : la dernière proie ne bascule pas pour autant du bon côté du nanard : adieu divertissement, petits rires étouffés et bonjour facepalm à foison.

Final Girl (2015)
Durée : 1h30
Casting : Abigail Breslin, Wes Bentley, Logan Huffman, Cameron Bright, Alexander Ludwig, Reece Thompson
Disponible en DVD et sur Netflix

 

Final Girl : la dernière proie part à la chasse [critique]
Beauté du scénario
Magie des effets spéciaux
Tête(s) d'affiche
Talent des acteurs
What The Fuck
Yeah :
  • Little Miss Sunshine
Pfff
  • Construction de l'histoire ratée
  • Vraisemblance toute relative
1.9Note Finale
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