Quand la bande à Scoubidou chasse les fantômes dans un ancien couvent prétendument hanté, rien ne se passe comme prévu. Une lourde histoire pèse sur ce couvent : en 1960, Christine armée jusqu’aux dents, fait une descente lors d’une messe et trucide nones et prêtre avant de foutre le feu ! Depuis cet étrange incident, la légende du couvent et de ses fantômes titille la ville.

Le couvent fait partie des films que j’ai acheté entièrement à cause de sa couverture. Je n’avais jamais entendu parler de ce film, et je dois dire que je ne m’attendais pas du tout à ce que j’ai vu ! Loin d’un film adolescent planplan, Le couvent nous plonge dans un délire fluorescent empreint de nones zombies fantomatiques et d’appel au grand Satan.

Les jolies colonies de vacances…

Par une nuit noire, 7 ados (et un chien) entrent dans ce couvent aux 1001 rumeurs. Une incantation satanique et un sacrifice virginal plus tard, c’est la débandade ecclésiastique : toute la bande à satan ressurgi des abîmes du couvent et pourchasse nos jeunes. Attention les mirettes, ça dépote !

Du lol au pays du gore fluo

Côté scénar, l’idée de base est des plus banale, pour autant, le déroulement lui ne laisse pas de marbre. Apparemment le monsieur (Mike Mendez) est connu pour ses grandiloquences, et Le couvent n’est pas une exception : gerbes de sang fluorescent, gros flingues et grosse moto, explosions, courses poursuites, chorégraphies insoutenables, traques de vierges et attaques de bonnes soeurs aux longues dents.

C’est ici la rave party ?

Si le scénario est déjà en soi une très bonne surprise, les effets spéciaux eux sont la cerise sur le gâteau : du grand n’importe quoi un tantinet home made. Et pourtant, la sauce prend ! Le tout donne un ensemble étonnement cohérent est très agréable.

Loin du simple film d’horreur, l’excentrique Max Mendez nous offre un film à la fois drôle, rafraîchissant et divertissant sans pour autant laisser de côté la dimension horrifique. Certes, il y a peu de chance que quiconque tremble devant Le couvent, et pourtant c’est une excellente surprise.

Il y a quelque chose de pourri dans Le couvent

Ce ne sont pas les têtes d’affiche qui vous feront craquer pour ce film, mis à part Adrienne Barbeau (Fog, La créature du marais, Creepshow…) et Coolio, il y a peu de chance de tomber sur une tête connue. A vrai dire, cela n’aura aucun impact sur le film qui se suffit à lui même.

C’est où le casting de Buffy ?

De pourri, certainement, mais totalement assumé ! Entre kitsch esthétique et BO d’enfer, Le couvent est une bonne surprise sortie de nulle part. Préparez-vous pour le spectacle qui aurait dû illuminer vos années 2000 : mise en bouche tarantinesque au rendez-vous et dialogue de l’absurde entre deux cabines de toilettes publiques (l’un de mes moments préférés du film), Le couvent ne vous laissera pas de marbre !

Le couvent (2000)
Durée : 1h24
Réalisateur : Mike Mendez
Casting : Adrienne Barbeau, Joanna Canton, Megahn Perry, Coolio, David Gunn…
Disponible en DVD

Le Couvent : au nom de satan, du sang et des morts-vivants [critique]
Beauté du scénario
Masterisation de la caméra
Magie des effets spéciaux
What the fuck
Yeah :
  • l'esthétique excentrique
  • Coolio in da place
  • Humour toujours
Pfff :
  • Fin trop évidente
4.0Note Finale
Note des lecteurs: (0 Vote)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.