Inseminoid. Indiana Jones des temps futurs, une poignée d’archéologues se rendent sur un glaçon géant dans l’espace (planète peu accueillante et a priori abandonnée) pour gratter quelques données à rapporter sur Terre… jusqu’au jour où l’un des leurs revient à la base avec une étrange marque sur le bras et un comportement encore plus étrange. Les aliens aux têtes de gland ont frappé ! Attention, jeune public s’abstenir.

Inseminoid, critique du film qui a traumatisé une génération

Vous ne rêverez plus jamais de l’espace

 

Inseminoid : des références d’un autre type

Replaçons Inseminoid dans son univers cinématographique. Sorti en 1981, cet ovni du grand écran fait échos aux yeux des spectateurs à deux monuments du cinéma : Alien de Ridley Scott (sorti en 1979) et Rosemary’s Baby de Roman Polansky (1968).

Le producteur du film semble-t-il s’est toujours défendu de la comparaison avec Alien (pourtant flagrante), laissons-lui le bénéfice du doute. Au final, tant les films sont différents, l’inspiration peu bien venir de droite ou de gauche, ça ne change pas grand chose.

Toujours est-il que le film Inseminoid parvient brillamment à laisser transparaître, grâce à son simple titre, tout ce qu’on peut attendre de lui.

Inseminoid critique du film d'horreur en DVD

Des cellules qui ressemblent à des yeux, du rouge sang prédominant, de quoi vous mettre dans l’ambiance.

 

Des aliens inséminateurs, la PMA extraterrestre

Les ingrédients : un huis clos, une jeune et jolie (et intelligente) demoiselle, de mystérieuses entités extraterrestres, des enlèvements, des humains qui perdent la boule, une énorme seringue… et un bébé qui grandi à la vitesse du son.

Inseminoid : entre insémination, bizarroïde et extraterrestre, en un mot le spectateur a tout saisi de l’ampleur des dégâts. Et si ce n’est pas le cas, ajouter l’affiche du film pour vous plonger dans le malaise. Imaginez une base sur une planète hostile, dès qu’un des scientifiques la quitte… personne ne sait s’il va revenir exactement le même, ou tenter de trucider tout le monde.

Inseminoid : horreur, espace et bébés aliens

Tu veux un bisou ?

Ma première impression a été relativement mitigée, plus de trente ans après, les effets spéciaux qui avaient tellement fait parler d’eux font un peu pâle figure désormais… surtout comparé aux films Alien ou The Thing (1982), peu ou proue de la même époque.

La différence ? Un budget réduit à peau de chagrin pour Inseminoid (1 million GBP) alors que Alien et The Thing virevoltent à un minimum de 10 million de dollars ! Finalement, pas si dégueux que ça les effets spéciaux !

Inseminoid un film dérangeant

Respirez madame, tout va bien se passer…

 

L’attaque des phallus de l’espace

L’atmosphère pesante, l’enfermement et l’inextricabilité de la situation transpirent tout au long du film. Où vont-ils bien pouvoir se cacher, ces petits rats de laboratoires, ils sont faits ! Dans l’espace, personne ne les entend crier.

Quand des aliens à tête de phallus inséminent une humaine complètement nue sur une sorte de table d’opération, il est bien loin le cinéma de la suggestion. Inseminoid aurait choqué à sa sortie, et c’est fort compréhensible !  Le physique mêmes des extraterrestres porte en soi quelque chose de malsain. Il s’en fallait de peu pour que les aliens utilisent leur tête pour leur basse besogne.

Inseminoid : des extraterrestres phalliques

Salut tête de gland !

 

Inseminoid, la critique mitigée

En somme, je m’attendais plutôt à rire de ce pitch particulièrement singulier avec des extraterrestres phalliques qui décident d’utiliser une bonne femme comme porteuse de leur progéniture. Il y a quelque chose de cocasse et complètement what the fuck qui s’en dégage.

Pour autant, on se laisse prendre au jeu assez facilement, et même si parfois un sourire passe sur notre visage, l’angoisse n’est jamais très très loin. Rien ne vous sera épargné, de l’insémination à l’accouchement, Inseminoid vous montre tout ou presque, avec assez de retenue pour laissez votre imaginaire prendre le pas et s’occuper du reste.

Inseminoid les extraterrestres violeurs

Félicitations, ce sont des jumeaux !

Très bizarroïde, particulièrement dérangeant et malsain (on y parle quand même d’enlèvement, de viol, d’insémination, de parasite extraterrestre et d’humanité perdue), et pourtant assez épuré graphiquement, Inseminoid ne peut pas laisser indifférent.

J’ai bien du mal à me décider entre le navet et le film de genre. Tantôt l’un, tantôt l’autre, Norman J. Warren  a accouché d’un film bien étrange qui restera gravé dans ma mémoire. A voir au moins une fois dans sa vie.

Inseminoid (Horror Planet), Norman J. Warren, 1981
Casting : Robin Clarke, Jennifer Ashley, Stephanie Beacham, Steven Grives, Judy Geeson…
Budget : 1 million GBP

 

 

 

Inseminoid : Rosemary's Alien Baby [Critique]
Beauté du scénario
Masterisation de la caméra
Magie des effets spéciaux
What the fuck
4.0Note Finale
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