Dawson retrouve sa barque et une nouvelle Joey face à une pieuvre tueuse géante dans L’oeil de la bête

Si ce résumé ne vous donne pas envie de vous plonger aux coeur des abîmes de L’Oeil de la bête, je vais tout de même essayer de vous convaincre de perdre 1h30 de votre vie devant ce téléfilm particulièrement visqueux.

L'Oeil de la bête ou la pieuvre géante tueuse

« Hey p’tit, à côté le monstre du Loch Ness c’est du pipi de chat »

C’est en 2007 que le réalisateur canadien Gary Yates décide de nous pondre un téléfilm à la Jules Verne regroupant le meilleur du folklore aquatique : le kraken. C’est dans un paysage fort fort lointain, l’île de Fells au large du Canada, que l’action prend place.

L’île de Fells attire quelques touristes grâce à l’attraction locale par excellence, un dangereux et mystérieux monstre qui hante les profondeurs du lac. Pour les locaux, l’octopus n’est qu’une légende jusqu’au jour où les disparitions en mer se font de plus en plus fréquentes.

Dawson à la rescousse de la donzelle en détresse

Ouverture dramatique à la Roméo et Juliette, deux jeunes tourtereaux batifolent sur une barque… si vous en croyez les stéréotype cinématographique (ou les règles de Scream), vous savez sans aucun doute que le sexe est le premier des péchés qui vous mène droit à la mort. Il n’en fallait pas plus pour notre kraken certainement échaudé pour s’en prendre au couple.

Oeil de la bête thriller aquatique avec dawson

Frotti frotta tentaculaire

Alors que la police locale ne comprend rien à rien, face aux morceaux de corps retrouvés, la jeune et séduisante policière Kate décide de faire la lumière sur cette affaire. Au même moment, le héros inattendu surgit des eaux (apparemment les bateaux de tourisme eux, n’ont aucun problème à arriver sur l’île).

Dan Leland (James Van Der Beek, ou Dawson pour les intimes), océanographe, est envoyé en mission pour découvrir ce qui se passe réellement dans les profondeurs canadiennes.

Oeil de la bête film horreur James Van Der Beek

Notre sauveur !

Très vite, Kate et Dan forment un duo que rien ne sépare, ni l’adversité locale, ni les 8 tentacules d’un monstre en papier mâché. Dan/Dawson, un éternel romantique aux tirades longues comme une phrase de Proust, saura-t-il conquérir le coeur de la belle avant poulpy ?

Quand James Van Der Beek vole la vedette au poulpe

Si l’intégralité du scénario tient sur une feuille de PQ, l’ensemble du film ne vaut guère plus qu’une bouse bien séchée. Les stéréotypes vont bon train, l’intrigue est téléphonée à souhait et les effets spéciaux sont plus que minables.

Certes, il s’agit d’un téléfilm qui a 10 ans aujourd’hui, mais le résultat est catastrophique ! Pourtant, il ne faudrait pas grand chose pour tenter de rendre ce téléfilm un tant soit peu crédible, jouer sur l’ambiance, le huis clos, l’inextricable situation des villageois. Non, tout se focalise sur la star… qui n’est pas l’octopus mais bien James Van Der Beek. On a payé Dawson, on en veut pour notre argent.

Oeil de la bête la revanche du kraken

A la pêche aux moules-moules-moules !

Alors le voilà, il débarque en héros : de dos (mais qui cela peut-il bien être), qui se retourne lentement tel l’aventurier mystérieux prêt à de nouvelles aventures sous un bonnet de laine des plus esthétiques.

Puis il devient très vite le bouc émissaire, le mal aimé (bouh) sauf aux yeux de sa future dulcinée (pardon vous ne l’aviez pas vu venir) qui l’accompagnera et le soutiendra dans son périple contre le kraken. En sauveur, il reviendra, adulé et aimé.

Oeil de la bête l'horreur au milieu de l'océan

Besoin d’un coup de main ?

L’oeil de la bête patauge en eaux profondes

Un scénar pourri, des acteurs pas bien folichons et un criant manque de moyens font de L’oeil de la bête un film totalement dispensable. L’intro du film laisse présager de bons moments de franches rigolades qui se ternissent très vite.

On se regarde le nombril dans ce film, croyant dur comme fer réaliser un prouesse avec deux bouts de ficelles. Le no mans land des zygomatiques occupe 80% du film, pour se dissiper un peu sur la fin et revenir aux joies du what the fuck.

En somme, un téléfilm vraiment pourri, qui pourra vous satisfaire pendant un week end de forte grippe.

Oeil de la bête Dawson conquiert la belle

Après une flopée de morts et une baignade dans les entrailles, rien ne vaut un petit bisou

 

L’oeil de la bete (The Eye of the beast) (2007)

Réalisateur : Gary Yates
Casting : James Van Der Beek, Alexandra Castillo, Arne MacPherson
Budget : 2 millions USD

Dawson dans l'Oeil de la bête [Critique]
beauté du scénario
masterisation de la caméra
tête(s) d'affiche
Gerbes de sang
What The Fuck
0.9Note Finale
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