Affiche vintagy criarde mettant en avant deux teenage stars d’hollywood, Chloë Grace Moretz (Kick Ass, La 5ème vague) et Ansel Elgort (Baby Driver, Nos étoiles contraires), il n’en fallait pas plus pour attirer l’oeil et jeter mon dévolu sur ce DVD en promo : November Criminals.

Addison et Phoebe sont copains comme cochons depuis des lustres. Lui est l’outsider du lycée, plutôt pauvre animé de fugaces élans de bad boy. Elle, c’est la belle gosse riche, populaire et bonne fille à maman. Par une journée pluvieuse, un de leur camarde est abattu dans le café où il travaille. Addison décide envers et contre tous de jouer à Colombo…

Film November Criminals le thriller planplan

Lui non plus ne survit pas aux 5 premières minutes du film

Un pot pourri des genres qui sent bon la poussière

Avec son titre, November Criminals annonce clairement sa promesse : un thriller qui fleure bon l’orage et la pluie dans une grisaille hivernale. J’imaginais déjà les scènes où la moiteur et la froideur se donneraient la réplique dans une ambiance étrange et mystérieuse.

Oubliez. De mémoire, la seule pluie que l’on voit est associée au meurtre, après quoi, bienvenue au paradis d’un hiver, ensoleillé, sec et a priori pas vraiment froid. On repassera pour l’ambiance et les décors.

A regarder l’affiche, plutôt réussie, on s’attend à un savoureux mélange de Bonnie and Clyde et d’une ambiance rétro à souhait. Si on accole le titre du film, alors là, jackpot, deux ados en plein coeur du crime !

Oui, bon. Pas vraiment non plus. En somme, aucune des promesses que l’on imagine ne sera tenue. D’ailleurs, aucune promesse tout court.

November Criminals le thriller romantico-ado

Ca fricote sous le soleil ! Un meurtre ? Quel meurtre ?

Un November Criminals à faire pleurer de rire Pierre Bellemare

Le pitch du film décrit tout de même une réelle enquête policière. Un jeune est tué de sang froid et son ami (Addison en l’occurence) se donne pour mission divine de résoudre le mystère à la place de la police (qui bien sûre s’en fout).

Malheureusement pour nous l’enquête est plus que survolée, d’un côté comme de l’autre. Celle de la police (soit disant bâclée) est absolument inexistante au scénario. Celle d’Addison n’est guère plus folichonne.

Tout reste dramatiquement en surface, tellement que la résolution même de l’enquête tient plus d’un fortune cookie que d’une suite logique d’événements. Elle tombe comme un cheveu sur une soupe largement refroidie.

November Criminals Ansel Elgort Chloe Grace Moretz

Rien de tel qu’une fusillade pour réveiller la libido ado !

Addison et Phoebe, le Roméo et Juliette du pauvre

A cette enquête policière fantôme s’ajoute (forcément) une pointe de romance. Bien évidemment, si nous mettons deux adolescents à la tête d’un casting, il faut les acoquiner sans quoi cela n’aurait aucune raison d’être.

Il est vrai que le personnage de Phoebe est dénué de tout intérêt, mais il en perd encore plus quand on se rend compte qu’elle ne sert à rien d’autre qu’à vouloir perdre sa virginité avec Addison (et personne d’autre) tout en entretenant avec lui une relation distanciée (mais pas tant que ça). Une sorte de tournicoti tournicota fumeux sur l’abnégation sentimentale dont on se fout éperduement.

Summum du ridicule de toutes les intrigues romantiques que j’ai vu jusque là et la sex scene ado la plus bizarre et à la fois clichée que j’ai vu jusque là. Ah, les draps blancs sous lesquels se cachent nos ados plein de pudeur. Ah, ce don de soi « juste pour l’avoir fait », où certes on peut coucher mais pas trop s’embrasser (Pretty Woman, sort de ces corps). Tellement de maladresses scéniques et scénaristiques que c’en est presque malaisant.

November Criminals un film d'un ennui à mourir

Tournons une scène de nuit dans une allée craignos, ça rajoutera de l’ambiance !

Un drama sans drame ni émotions

ECG ultra plat pour November Criminals, il ne se passe rien et soyons honnête, on se fout de tout. L’intrigue laisse de marbre, tout comme le passé sombre d’Addison qui est censé ajouter une légère profondeur psychologique au personnage… qui en manque cruellement, comme tous les autres.

Tout est insipide, du scénario aux personnages. Si November Criminals devait être une émotion, ce serait sans nul doute : l’ennui.

November Criminals film dramatique Ansel Elgort Chloe Grace Morietz

Moi aussi j’ai des sentiments… t’es vraiment pas sympa.

November criminals, une adaptation catatonique

November Criminals est l’adaptation du roman The November Criminals de Sam Munson, paru en 2015… qui n’a pas l’air de faire l’unanimité (d’après les critiques du grand internet, puisque je ne l’ai pas lu).

Si le roman est aussi ennuyant que le film, ce doit être l’équivalent d’un nouvel épisode de Derrick : l’exaltation de la nouveauté laissant très vite place à un sommeil latent.

Un film déception en soi, car autant le casting était alléchant, le synopsis sympathique, la réalisation finale est littéralement mortelle. Epargnez vous 1h30 d’insipidité.

S’infliger la bande annonce : November Criminals

November Criminals (2017)
Durée : 1h25
Réalisateur : Sasha Gervasi
Casting : Ansel Elgort, Chloë Grace Moretz, Catherine Keener, David Strathairn, Cory Hardrict

November criminals : baby driver mène l'enquête [critique]
Masterisation de la caméra
Tête(s) d'affiche
What the fuck
Ambiance polar
Le mystère s'éclaire
Beauté du scénario
Yeah :
  • Le casting
Pfff :
  • L'ennui à chaque minute
  • Tout le reste
1.7Note Finale
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