Les stéréotypes crèvent l’écran. Elle est super blonde, pas hyper futée, à poitrine généreuse… et elle vit une vie rêvée au coeur du plus glamour et fantastique des paysages : le Manoir Playboy. La playmate qui n’a jamais été l’égérie de la double page intérieure, consécration de la lapine à strass, va voir sa vie bousculer.

La comédie « girly », avec des filles et pour des filles, est servie par le duo de pimprenelles Anna Farris (Mom, Sex List) et Emma Stone (La La Land, The amazing Spiderman). Question stéréotypes, c’est buffet à volonté !

Super Blonde à noeud-noeud-land

Le lendemain de son 27ème anniversaire, Shelley a des paillettes plein les yeux et des rêves plein la tête. Un maître indéniable du complot en profite pour fomenter un coup de Trafalgar tout droit sorti de l’Art de la Guerre.

Super Blonde la playmate qui sauve l'université

Salut, c’est moi la SDF génération Playboy

En deux temps trois mouvements, Shelley se retrouve à la rue, loin de tous ses repères. Après un très court vagabondage, elle va trouver une sororité en perdition qui n’attendait qu’une super blonde pour être sauvée.

Notre blondinette, Shelley, la playmate reconvertie en nounou de sororité, doit redorer le blason de la maison Zeta quelque chose, qui ne compte que quelques occupantes. Si elle échoue, les étudiantes devront partir et la maison sera racheté par une sororité de belles pestes en puissance.

Afin de gagner de l’argent et recruter de nouveaux membres, il va falloir commencer à faire rêver et transformer les recrues de cette sororité en bombasses populaires. Au programme : apprentissage express du Car Wash en mode pin-up, relooking de l’extrême, cours de maquillage et leçons pour attirer l’attention de la gente masculine (quoi de plus important sur le campus).

Morale et bons sentiments

Très peu subtilement, on comprend vite la noble intention de faire passer quelques messages : ne pas juger sur le physique, être conscient des clichés véhiculés et de la pression qu’ont les jeunes d’y répondre pour être « cool » et « populaires« , et bla bla bla.

Relooking pas du tout extrême…

En soi, très bien. Malheureusement la politique du « viens comme tu es » à l’air aussi sincère à l’écran que dans la pub Mac Do et les belles idées sont bien vites rattrapées par le scénario. Les personnages répondent tous à un stéréotype bien précis : la petite, la bouboule, la geek, la l’insupportable populaire, la bimbo bien sûr, le vilain pas si vilain ou encore le gentil outsider.

Bien vite délaissés, ces idéaux laissent place à l’habituel jeu de pantins. Une transformation physique et psychologique qui ne s’effectue toujours que dans un sens : la pimbêche populaire elle, elle reste bien comme elle est, idem pour ces messieurs qu’on acceptent tels qu’ils sont, c’est à dire légèrement cons. Pour les autres, ça sera une courte remise en question personnelle qui les mènera vers autre chose que leur identité première. Pourquoi ? Grand dieu, pourquoi ?

A charge de revanche, Reese où es-tu ?

C’est là que le bât commencer à blesser sévère, car même si la situation flanche de nouveau à un moment, tout est bien question d’apparence. Il aurait été en mon sens bien plus intéressant de construire le film sur cette sororité de filles normales (et assumées) plutôt que d’en créer un énième stéréotype. Clairement, on ne peut pas tout avoir. Jolies intentions, mauvaise exécution.

Niveau blonde, je ne le cacherai pas, je suis plutôt team Reese Witherspoon (La revanche d’une blonde, 2001). Sa revanche m’avait fait sourire, elle. Super Blonde pas vraiment. Mon souvenir est sûrement flou, mais j’avais une image bien plus légère de du film de Reese, qui cherchait à faire risette et non à s’autoproclamer une âme de révolutionnaire (« bouh à bas les pressions sociales ») pour s’y adonner à moitié sans s’en en avoir l’air.

En bref, Super Blonde annonce de l’affiche au titre exactement ce qu’on attend de lui. Un film sans profondeur aux gags vus et revus se noyant dans un ramassis de clichés. Il se fond parfaitement dans la masse des films du genre. Ni mieux ni pire, seulement un énième titre qui ravira les adeptes des chickflicks universitaires.

Super Blonde, la bande annonce

Super Blonde (2008)
Durée : 1h37
De Fred Wolf
Avec Anna Farris, Emma Stone, Colin Hanks, Kat Dennings

Super Blonde : dites Reese ! [critique]
Beauté du scénario
Tête(s) d'affiche
Zigomatiques en folie
Masterisation de la caméra
1.8Note Finale
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