Tremblez Backstreet Boys, Worlds Apart et autres East 17, Take Ten est dans la place. Pacte de Sang ou le Cercle des Ténèbres (Ring of Darkness en VO) narre l’histoire d’un boys band diabolique, rien que ça. Soyons honnêtes, le présupposé de base est pour une fois tout à fait logique : s’ils engrangent des millions c’est tout simplement parce qu’ils ont un copain très haut placé du côté de l’enfer. 

 

Le cercle des ténèbres : tout commence quand…

Le film s’ouvre sur Gordo, le chanteur des Take Ten, qui décide de se faire la malle de la villa du Groupe et a priori il n’est pas très content. En catimini, il se carapate donc vers la mer (il comptait peut être partir à la nage) où ses quatre copains le retrouvent et lui sautent dessus pour lui faire la peau. 

boys band enfer pacte du sang avec diable

Une seule et unique chanson qui vaut soit disant des millions

Un casting national est organisé pour remplacer Gordon (ou Gordo, ça dépend des moments du films) Shawn (Stephen Martines) poussé par la petite amie Stacy, est retenu avec deux autres larrons. Ils rejoignent tous les trois la villa Take Ten pour la dernière partie des auditions. Bien entendu, une fois sur place, les 3 prétendants au trônes vont passer un sale quart d’heure s’ils ne se plient pas aux volontés du groupe et de leur manager d’enfer (Adrienne Barbeau, que j’ai eu plaisir à revoir après Le Couvent, ou encore parmi tant d’autres La Créature du Marais et la Caravane de l’étrange).

En résumé, c’est l’histoire d’un mec en t-shirt Metallica, fan de rock, qui décide devenir membre d’un boys band dont il connait toutes les chorégraphies, dans l’unique but de devenir célèbre. La crédibilité de ce synopsis crève le plafond.

 

Un film diablement ridicule

Je ne connaissais pas du tout Le pacte du sang (découvert dans un lot de DVD acheté pour compléter ma collection de films pourris) et j’ai été servie ! Si vous voulez vous renseigner sur ce film, je vous conseille de le chercher avec son titre américain ou avec le titre « officiel » (Le cercle des ténèbres) plutôt que Le pacte de sang (titre du DVD) qui n’existe sur aucune base internet. Ça commence déjà très bien ! Quand j’ai découvert qu’il s’agissait d’un film sur un boys band, alors là, c’était le jackpot. 

Cercle des ténèbres pacte de sang film horreur boys band

Adrienne Barbeau en manager diabolique

Le scénario est ridicule et la réalisation couplée à la photographie lui rendent tout à fait hommage. Les plans de nuit dans une brume surexposée bleue néon immonde qui nous arrachent les pupilles, la dimension d’espace est complètement torturée.

Les unités de lieux sont pourtant peu nombreuses, globalement : la ville, la plage et la grotte et pourtant, c’est un bordel sans nom. Tous les mecs qui essaient de fuir, courent jusqu’à la plage (direction donc la grotte), alors qu’ils sont tous arrivés en jeep par les terres. Incohérences au summum de l’art. 

Cercle des ténèbres film horreur satanique

Un sacrifice humain, torse poil évidemment

Dans le genre d’incohérences flagrantes, on a aussi le droit à une merveilleuse scène de casting sur un parking. Le but, trouver le nouveau chanteur, les candidats sont sélectionnés sur leur voix et la danse, sauf que tous les candidats ont la même voix chantées, celle de Gordo, l’ancien chanteur zigouillé sur la plage.

Quand à la danse, a priori c’est plutôt un concours de pseudo beaux gosses qui se palpent les abdos devant une foule de nanas en furie. Enfin, foule, on a 10 nanas en transe hystérique… Même les G-Squad sur le parking d’un Leclerc faisaient mieux. Mais les Take Ten lèvent des millions de dollars, foi de manager (Adrienne Bardeau). 

 

Le boys band immortel suceur de sang

Très vite, Shawn se retrouve seul avec les bouffeurs de gens, avec sa petite amie pour qui il ferait tout et n’importe quoi (après deux mois d’intense relation), il découvre à ses dépends le pot-aux-roses, quand les quatre membres de Take Ten décident de le sacrifier à l’autel du diable. Relax Shawn, tu y gagneras tout : popularité, succès et immortalité.

A un détail près, sous leurs allures de beaux gosses, ils sont tous pourris de l’intérieur les Take Ten, mais grâce à un maquillage d’enfer, on recolle sans soucis les petits bouts de peau qui se barrent à chaque frottement un peu trop sportif. 

pacte de sang film horreur boys band diabolique

Suit la lumière bleu… à gerber

Alors là, je crie au scandale, quelle idée complètement débile ! Les mecs s’arrachent la moitié de la face pour montrer leur vrai visage (un vert gris argenté), ils ont plus l’air d’aliens humanoïdes que de zombies, et ils se recollent la face l’air de rien en malaxant un peu la fausse peau sur leur réelle.

Passons sur le maquillage immonde, les effets spéciaux dégueulasses, mais surtout, depuis le début les mecs s’auto-tripotent sans perdre un micron de peau, ils se frottent à une nana, pareil. Mais là, pour les simples besoin scénaristiques, on invente que leur peau se détache hyper facilement. 100 points de ridicule pour le Cercle des ténèbres.

pacte de sang film horreur boys band diabolique

Gros budget côté maquillage

Best scene ever, les 2m30 (chrono en main) de plans alternés ralenti et accéléré immonde (dans la lumière crue bleue bien évidemment) où les Take Ten marchent jusqu’à leur grotte maléfique. Ça dure des plombes, ça donne le mal de mer et en plus ça ne sert strictement à rien. Cette scène remporte haut la main la palme des plans les plus vomitifs du film. 

En bref, un film dont je n’avais jamais entendu parler, et je comprends mieux pourquoi. Mis à part Adrienne Barbeau qu’on connait bien et Stephen Martines (qui depuis a eu quelques rôles secondaires dans des séries), tous les autres sont aux abonnés absents. Ce film est signé David DeCoteau, inconnu au bataillon, rompu aux téléfilms d’après IMDB. Son Pacte de Sang est bien loin de marquer les esprits.

 

Le Pacte de Sang (Cercle des Ténèbres ou Ring of Darkness en VO)
Date : 2004
Genre : téléfilm horreur
Réalisateur : David DeCoteau
Casting : Adrienne Barbeau, Stephen Martines, Jeremy Jackson
Durée : 1h25

Bonus, l’unique chanson du boys band Take Ten

Le cercle des ténèbres, le boys band diabolique [critique]
Masterisation de la caméra
Beauté du scénario
Trouillomètre
What the fuck ?
Effets spéciaux
1.3Note Finale
Note des lecteurs: (0 Vote)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.