Prom Night : Le bal de l’horreur (2008) est un remake d’un film d’horreur du même nom de 1980 avec l’une des maîtresses de l’angoisse à l’époque Jamie Lee Curtis. Cette fois-ci, pas de Jamie Lee Curtis, mais Brittany Snow en tête d’affiche (Mes plus belles années, Hairspray, Pitch Perfect,…). 

En rentrant des cours, Donna assiste au massacre de sa famille. 3 années plus tard, elle semble commencer à reprendre une vie normale et se prépare pour l’événement de l’année : son bal de promo. Malheureusement pour elle, s’est aussi le jour qu’a choisi le psychopathe qui a tué sa famille pour la traquer. Les tueurs ont décidément une notion bien particulière des anniversaires.

Prom Night teen horror movie remake

Rien de tel qu’un brushing pour mourir en beauté !

Prom Night le remake de l’angoisse

Le pitch du film lui même laisse présager un grand moment de teen horror movie. Quand je parle de « grand moment », c’est bien entendu parfaitement ironique. Sans l’avoir vu, je fonde beaucoup plus d’espoirs sur la version années 80 que sur ce remake pâlichon. Tous les ingrédients sont là : des couples de lycéens américains prêts à faire la fête, un grand méchant loup évadé d’un hôpital psychiatrique, une chasse au tueur effrénée et bien sûr un huis clos. A priori, la sauce a tournée entre 1980 et 2008. 

Reprendre les codes des films d’horreur des années 80, c’est bien beau, mais encore faut-il le faire avec intelligence et bon sens. Comment expliquer dans qu’à l’époque d’internet, des réseaux sociaux et des téléphones portables, le pitch d’un film puisse reposer sur un avis d’évasion d’un dangereux criminel qui débarque 3 jours après (probablement en moonwalk) ? 

Ça ne tournerait pas en eau de boudin cette histoire ?

Là où les morts ne saignent pas

Librement inspiré de son petit frère éponyme, Le Bal de l’horreur version 2008 a connu bien des changements pour être modernisé. Et il aura fallu 5 années pour peaufiner ce scénario qualifié par ses créateurs comme Hitchcockien (oui, ça me fait mal rien que de l’écrire). Qu’emprunte-t-il à Alfred ? Bien peu de choses si ce n’est une pudeur sanguine non cachée et une farouche volonté de faire monter le suspens au rythme de la traque et des cadavres qui s’empilent (c’est beau de rêver). 

Si Hitchcock maîtrisait son art à la perfection, de la suggestion de la violence au minimalisme sanguin, force est de constater qu’il n’est pas si aisé de le copier. Le suspens est inexistant tout au long de Prom Night : le bal de l’horreur, mais plus ridicule encore, presque aucune goutte de sang n’est versée… pour un meurtrier qui tue ses victimes à l’arme blanche, qui transbahute les corps à droite et à gauche, c’est quand même bien peu probable. Vive les économies de bouts de chandelles sur les effets spéciaux.

Prom Night Bal de l'horreur film remake

La meilleure planque du monde, sous le lit.

Cache-cache à l’hotel 

Grand classique du film d’horreur, c’est une double chasse à l’homme qui s’orchestre. Le tueur se fraie un chemin morbide jusqu’à sa proie principale (ici, Donna la lycéenne sur laquelle il fait une fixette malsaine), et bien sûr il y a le flic. Celui qui était déjà en charge de la première enquête sur le meurtre de la famille. Idriss Elba (qui incarne le-dit policier) fait bien sûr une affaire personnelle d’attraper le vilain méchant pour sauver la jeune fille en détresse. 

Alors que tous les ados se regroupent pour la soirée qui les a fait frémir d’envie tout le lycée. C’est un tout autre frisson qui risque de parcourir l’échine de nos chères têtes blondes. Richard Fenton (aka Johnathon Schaech) s’introduit dans le palace grouillant de jeunes endimanchés pour… et bien, se débarrasser de tout ce qui peut le séparer de sa précieuse Donna. Comme tout un chacun le sait, pour tuer en tout tranquillité, il faut mieux venir grimer ! Rasage de barbe et cheveux rafraîchis post évasion, rien de tel pour passer totalement inaperçu. Ce qui est au final parfaitement stupide puisqu’il a exactement la même tête que dans les flash backs dont nous sommes gratifiés.

Prom Night remake film d'horreur 2008

Le cache-cache dans les bâches, c’est pas dingue non plus…

Il y a quelque chose de pourri au Bal de l’horreur

C’est donc pendant le bal de fin d’année que tout se déroule. Enfin, tout, pas grand chose. Il y a plus d’ambiance sur le dancefloor quasi vide de leur bal de promo, soit disant décadent, que dans les chambres où le tueur sévit. L’ensemble du film ne tient pas vraiment la route et c’est la très grande faute à la mise en scène complètement naze. J’avoue plusieurs facepalms et grognements pendant le visionnage de Prom Night : le bal de l’horreur version 2008 qui ne nous épargne rien. 

Les cadavres cachés dans le plafond c’est tout simplement ridicule quand même Idriss Elba (du haut de ses 1 mètre 90) n’atteint pas le plafond de sa main et à besoin d’un escabeau pour aller farfouiller là haut. On se demande vraiment comment le tueur, sans aucune aide peut balancer le corps inerte d’un homme dans le faux plafond sans mettre une seule goutte de sang nul part. Un exemple qui en vaut bien malheureusement bien d’autres… 

Je suis très curieuse de la version originale qui devrait au moins avoir l’intérêt de nous replonger dans les années 80. J’ai beau beaucoup aimer Idriss Elba (Luther) et Brittany Snow, ça ne suffit malheureusement pas à faire d’un film pourri un navet regardable. Ni drôle, ni ironique, une photographie quasi inexistante. Même pour les amateurs de mauvais métrages, passez votre chemin.

 

Prom Night : le bal de l’horreur (2008)
Durée : 1h28
Réalisateur : Nelson McCormick
Casting : Brittany Snow, Johnathon Schaech, Jessica Stroup, Idriss Elba
Disponible sur Netflix

Prom night : le bal de l'honneur, le remake [critique]
Beauté du scénario
Masterisation de la caméra
Jeu d'acteur pourri
Têtes d'affiche
Trouillomètre
1.2Note Finale
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